
Commerçants, artisans, transporteurs, agriculteurs, artistes ou consultants, tous les travailleurs indépendants sont couverts par un régime social obligatoire géré par la CNPS, le RSTI. L’enrôlement est gratuit, et les cotisations se règlent désormais par mobile money. Selon la grille de la CNPS, un commerçant peut cotiser dès 3 600 FCFA par mois.
S’enrôler sans faire la queue
Le travailleur indépendant peut s’enrôler gratuitement en agence, sur le site de la CNPS, via l’application mobile RSTI ou auprès d’un agent enrôleur, comme lors des opérations menées à Aboisso du 22 au 30 août 2026. Il déclare son métier et le montant qu’il s’engage à payer chaque mois, avec sa carte nationale d’identité ou son passeport, puis reçoit un numéro CNPS qui servira à ses paiements.
Combien cotiser selon son métier
La cotisation est libre, mais jamais inférieure au minimum de sa catégorie, calculé au taux de 12 %. Cela donne 3 600 FCFA par mois pour un commerçant ou un sportif, 5 400 FCFA pour un artisan, un artiste ou un exploitant agricole, 9 000 FCFA pour un transporteur, 12 000 FCFA pour un consultant et 18 000 FCFA pour une profession libérale.
Au-delà de 180 000 FCFA de revenu déclaré, soit 21 600 FCFA de cotisation, l’écart de revenu est cotisé à 9 % pour la retraite complémentaire.
Payer par mobile money ou par chèque
La CNPS permet de régler ses cotisations avec l’application Wave, par MTN MoMo en composant *133*166#, par Orange Money en composant #144*453#, via Cofina ou par chèque dans une agence.
Ce que la cotisation ouvre comme droits
En cas de maladie ou d’accident entraînant plus de 14 jours d’incapacité de travail, le régime verse une indemnité journalière égale à 50 % du revenu déclaré, dans la limite de 90 000 FCFA par mois. Pour la maternité, l’indemnité atteint 100 % du revenu déclaré, plafonnée à 180 000 FCFA par mois, pendant trois mois d’arrêt. Il faut avoir cotisé trois trimestres sur les quatre derniers, et le versement peut durer 300 jours sur trois ans.
Côté retraite, la pension à vie s’ouvre à 60 ans, ou 55 ans en anticipé, après au moins dix ans de cotisations. Elle est doublée pour qui a cotisé dix ans au régime de base et cinq ans à la retraite complémentaire.
La régularité, clé des droits
Le régime ne protège que celui qui paie à intervalles réguliers. Fixer un montant réaliste dès l’enrôlement et programmer ses versements sur son téléphone évite de se retrouver sans droits le jour où la maladie ou la maternité arrive.
