
Pour toucher une pension de la CNPS, avoir 60 ans ne suffit pas, il faut aussi justifier d’une durée minimale de cotisations. La CNPS fixe ce seuil à quinze ans, et il décide si un salarié du privé repart avec une pension mensuelle à vie ou avec un capital versé une seule fois. Une réforme entrée en vigueur à la fin d’octobre 2025 a en outre changé la valeur de chaque année cotisée.
Le seuil qui sépare pension et capital
Un salarié du secteur privé peut demander sa pension à 60 ans, à condition d’avoir cessé toute activité salariée et d’avoir accompli au moins quinze ans d’activité ayant donné lieu à des cotisations, chez un ou plusieurs employeurs affiliés à la CNPS. Le départ est possible dès 55 ans, avec un abattement définitif de 5 % par année d’anticipation.
Entre deux et quinze ans de cotisations, l’assuré ne perçoit pas de pension mensuelle mais une allocation unique, payée en une seule fois à sa demande. Dès treize ans cotisés, il peut racheter les années manquantes pour prétendre à une pension normale.
Ce que valent désormais vos années de carrière
Adoptée en Conseil des ministres le 1er octobre 2025, la réforme du régime général relève le taux d’annuité à 2 % par an pour les quinze premières années de carrière, puis 1,7 % à partir de la seizième. Le taux de remplacement, plafonné jusque-là à 50 %, est porté à 100 %, ce qui avantage les carrières longues. La pension minimale passe quant à elle de 30 000 à 60 000 FCFA par mois dès 2026.
À titre d’illustration, quinze années cotisées donnent un taux de remplacement de 30 %, et vingt-cinq années un taux de 47 %, avant application du salaire de référence retenu par la CNPS. Ces calculs sont indicatifs, le montant exact de la pension dépend de chaque dossier.
Contrôler sa carrière depuis son téléphone
Le portail e-CNPS donne au salarié la liste de tous les employeurs qui l’ont déclaré depuis le début de sa carrière, avec la durée d’activité dans chaque entreprise. Il affiche aussi, année par année, les salaires bruts soumis à cotisation déclarés par ces employeurs, et propose un simulateur de pension qui s’appuie sur cet historique. Le compte s’active en ligne depuis la rubrique réservée aux assurés sociaux, et les demandes de bulletins de prestations et d’attestations de pension ou de rente s’y font désormais aussi.
Passer régulièrement en revue ces informations permet de repérer à temps une période absente ou un salaire sous-déclaré, avant que le seuil des quinze ans ne soit en jeu.
Une prime en plus pour les retraités
Les pensionnés du privé relevant de la CNPS bénéficient aussi d’une prime spéciale de retraite, versée chaque 1er septembre.
Quinze ans, le compte à rebours
Pour un salarié qui enchaîne les contrats ou change souvent d’employeur, le bon réflexe consiste à connaître son nombre d’années cotisées bien avant 55 ans. Entre une pension à vie et une allocation unique, l’écart se joue parfois sur quelques années de déclarations.
